Solidarité avec Charlie

Le hasard fait mal les choses. Je suis arrivée à Paris, le jour de l’atroce fusillade à Charlie-Hebdo, une fusillade dont a également  été victime un courageux policier au nom arabe, – il est bon, hélas, de le souligner en ce moment.

Devant la rédaction de Charlie

Les premières personnes auxquelles j’ai parlé à ma descente de train, des vendeurs dans un kiosque à journaux de la Gare du Nord, d’origine immigrée, étaient effarés et très inquiets : « cela va retomber sur nous », m’a expliqué la jeune femme noire, tandis que son collègue lui rétorquait : « mais non, ce sont des fous. Il ne faut pas te sentir concernée, sinon, tu es perdue ».

La secousse est immense au lendemain de cet attentat. C’est bien d’ailleurs ce que désirent ces terroristes : nous entrainer dans une guerre des civilisations. Et c’est bien là qu’est le danger. Car d’autres extrémistes n’attendent que cela.

Dans premier temps, la solidarité avec nos confrères est essentielle. Je l’ai vécue hier Place de la République : une foule digne mais sans aucune agressivité s’y était rassemblée spontanément. Il faut continuer sur cette lancée, chacun avec ses moyens. Même s’ils sont aussi dérisoires qu’un stylo ou un crayon. C’est l’exemple de Charlie. Ne les oublions pas…

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