Au fil de l’eau

e-membre de l’Equipe de Frane.Notices d’Allemagne, vous l’aurez noté, est parti en vacances. Loin du tapage de la politique et de ses affres, vers l’ouest, en France. Si vous voulez me suivre, je vous propose une balade décidée à l’improviste. Juste pour le plaisir de redécouvrir, depuis la mer, un paysage exploré maintes fois par le sentier côtier. Une « expédition » d’autant plus intéressante que nous testons un nouvel engin, le kayak de mer pliable.

Le « nous » en l’occurrence est de première importance car la deuxième personne est un moniteur de kayak, ex-membre de l’Equipe de France. Autant dire que je me sens en sécurité! En fait j’ai choisi une balade tout à fait tranquille, ce qui n’est pas toujours le cas dans le Golfe du Morbihan, où je vous emmène. Il faut en effet savoir jouer en finesse – parfois même en force –  avec le vent, la marée et les courants parmi les plus forts d’Europe.WP_20170626_005 C’est  tout le charme de cette « petite mer » (Mor-bihan en breton) que d’alterner les sensations. Aujourd’hui donc c’est la version « soft », celle qui fait retrouver l’atmosphère mystérieuse  des rivières de la Bretagne intérieure. Nous démarrons par une séance de gonflage du kayak : un peu d’effort musculaire – c’est mon accompagnateur qui s’en charge- merci – et en dix minutes environ l’embarcation est prête. C’est assez stupéfiant. On y installe deux petits sièges en carton, mais avec pochette, et le tour est joué, vogue la galère.

Point de départ : un moulin à marée, le Moulin de Kervilio, une bâtisse pleine de charme – mis à part le fait qu’une route très fréquentée la longe. Il existe une trentaine de ces « moulins à marée » dans le Golfe du Morbihan. Construit au XVème siècle, celui-ci est aujourd’hui propriété privée. Donc, désolée, je ne peux pas publier de photo. (Les images que vous voyez sont prises à partir d’un portable, la qualité laisse un peu à désirer, je le regrette!)

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Nous embarquons sans difficulté et longeons la rivière du Bono. En réalité il s’agit d’un bras de mer qui s’enfonce dans la terre, un peu comme un fjord. Des arbres s’inclinent vers l’eau, leur chevelure dense s’entremêle et le silence n’est interrompu que par le cri des oiseaux ou le saut d’un poisson. Je regarde la mer mais je pense à la rivière. Des réminiscences de lecture de jeunesse comme l’enfant et la rivière de Henri Bosco me viennent à l’esprit.

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De cette eau presque immobile semble se dégager un aspect maléfique d’autant que l’on croise un panneau qui avertit « Eau insalubre. Pêche et ramassage de coquillages interdits »… Le kayak file, grâce au sérieux coup de pagaie de mon accompagnateur et bientôt la rivière s’élargit.

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Nous arrivons dans une sorte de baie, quelques familles profitent de la plage, image idyllique, un peu comme sur un chromo. Le long de la rive on distingue des cabanes et, en approchant, des tuiles chaulées, témoignages d’une technique ancienne utilisée en ostréiculture.

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Nous pointons le nez du kayak vers un ponton d’amarrage. Les nombreux bateaux nous indiquent qu’un port n’est pas loin. C’est en effet le cas. On peut voir d’ailleurs à l’horizon  les ponts très reconnaissables de la bourgade du Bono. Le kayak à deux Itiwit permet d’emmener de quoi pique-niquer. Nous en profitons avant de repartir.

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Le retour est rapide, la marée favorable. Nous retrouvons le mystère tranquille de la rivière. Tout à coup émerge au-dessus de la frondaison des arbres un clocher à la forme particulière. Il s’agit de la chapelle de Saint-Avoye. Construit au 16ème siècle, son clocher foudroyé en 1727, servait d’amer (repère) aux marins.

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Quelques coups de pagaie plus tard, nous arrivons en bas du coteau qui mène à cet édifice.  En quelques pas nous pourrions aller la visiter. Silence total, magie du kayak si souple de maniement. Mais le temps presse, nous devons repartir. Le soleil décline lentement. C’est à la marée descendante que nous retrouvons notre point de départ. Le kayak passe au-dessus de tapis d’algues qui ne sont qu’à quelques dizaines de centimètres de profondeur. Le trajet n’est faisable qu’avec de forts coefficients de marée. Il faut compter à peu près  deux heures. Nous voici arrivés. L’un dégonfle le kayak, l’autre rassemble pagaies, sièges etc… En quelques minutes, le kayak est dégonflé, les accessoires rangés dans le coffre de la voiture. La balade est pliée, le kayak aussi !

Copyright photos et texte ec

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2 réflexions au sujet de « Au fil de l’eau »

  1. Merci de nous faire partager ton voyage. Une véritable aventure qui nous fait découvrir les coins cachés de Bretagne . Un agréable Sujet de vacances ! Béatrice

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